Corrigé du texte "La loi du plus fort" P.68 – 69:
1. Un agneau se désaltère dans un ruisseau. Un loup,
affamé et de mauvaise foi, lui cherche querelle.
L’agneau a beau se défendre, le loup finit par le
manger.
2. a. « Un Loup » (vers 5), « cet animal plein de
rage » (vers 8), « cette bête cruelle » (vers 18), « Le
Loup » (vers 28).
b. C’est la cruauté du Loup qui est soulignée par les
reprises nominales.
3. a. Les pronoms personnels employés pour désigner
l’agneau sont : « tu », « toi ».
b. Les pronoms personnels employés pour désigner
le loup sont : « elle » (mis pour « Votre Majesté »,
vers 12), « Elle » (vers 15).
c. Ils n’emploient pas les mêmes pronoms en raison
de leur statut social (il y a le sujet d’un côté et « Sa
Majesté » de l’autre), qui se traduit également par
un rapport de forces.
4. Si l’on considère l’issue, la victime est l’agneau, et
l’agresseur le loup. Cependant, le loup cherche dans
son discours à se présenter comme victime.
5. a. Le loup est à la fois accusateur (« Qui te rend si
hardi de troubler mon breuvage ? », vers 7) et juge
(« Tu seras châtié de ta témérité », vers 9).
b. Le « on » du vers 26 est indéterminé : l’imprécision
de cette parole rapportée confirme le caractère
autoritaire du discours du loup.
6. L’agneau est la fois un accusé (« Et je sais que de
moi tu médis l’an passé », vers 19) et son propre
avocat (son discours est une contre-argumentation
cherchant à démontrer son innocence).
7. a. L’ironie du premier vers ne fait aucun doute :
les raisons du plus fort, ici, ne semblent justement
pas les meilleures.
b. Le « nous » est celui du fabuliste et « tout à
l’heure » signifie immédiatement.
9. Il ne s’agit évidemment pas d’une morale qui
donnerait un conseil de vie mais d’un constat sur
l’état actuel dans lequel nous vivons . Cela présente la face sombre de la nature humaine . Mais c'est une loi qui ne doit pas régner dans notre vie .